PUFFINS EN MER...
Parc Marin
je vous rejoins, Puffins, ailleurs, en ces jours lumineux de Ponant comme je frissonne à vous regarder jouer. Et vous surgissez des crêtes écumantes et des flots, rasant et signant les bourrasques, virevoltant aux révolins et aux tourbillons cristallins des heures vespérales. Puissiez-vous m'attendre, passagers de l'azur et des solitudes ...!
Vous êtes de ces créatures libres et pures que les parades multiples honorent comme au cérémonial immuable de l'envol du jeune Puffin appendu aux falaises de craies et qui nous émerveille de tout un grand saut dans l'abîme. J'aime à vous poursuivre lorsque de mon élan vélivole vous vous riez en silence et ensemble de mes lourdes et maladroites fantaisies. Et je me plais à cette inhabile gestuelle que vous corrigez inlassablement !
je contemple les desseins de vos ailes qui comme la risée et la rafale se font archers des moires et de nos pensées mélodieuses vibrant tels un plain-chant, un cantique. Lyre du moment ou Muses, les cordes des nuages se mettent à tinter et vos ailes palpitent aux souffles trêmiers des îles !
Quelle harmonie alentour ! et me viennent à l'esprit d'autres jeunes oiseaux tenus en cage, ces petits enfants, qui nous sont odieusement ravis depuis de longues années et qui ne pourront à jamais s'abreuver aux récits exaltés des Puffins Cendrés.
Je viens les chercher quand ils me reconnaissent du large et m'accompagnent vers ce détroit terrible de tempêtes et de lames. Et il m'arrive souvent, parmi les brisants de ralentir ma route et de les suivre. Je me prends à lire à satiété ces évolutions séraphiques au sein même de l'hiver blanc et azur de la Tramuntana, du Maistrali...
Alors, je pense et je vous invective, adultes, vous ô grands dadais ! à qui j'ai livré la mer à vos pieds, celle qui aujourd'hui vous berce encore de blanches écumes de mousses lactescentes, regardez bien et pesez l'engeance qui vous anime par devers tout, brisant le lien, la racine et la mémoire, souillant l'amour au coeur même des ces fruits immatures qui jonchent le sol sous vos pas et qui vous implorent de leurs 4 et 6 années d'existence ; brillez ainsi, oui colportez, qu'importe, je suis de l'univers des Puffins et des petits enfants... La discorde n'est que cloaques pour les idiots, les îlotes et les ingrats hélas ! nous les fuyons avec les Puffins. Les jeunes enfants seront irrémédiablement sevrés des plus beaux rêves de l'oasis, des déserts et des dunes qui s'emplissent de toute la sagesse des ans et du Ciel...
Mais je reviens un instant à ces longues bordées, à ces vallées marines parsemées d'écueils et de hauts-fonds, autour des caps et des étendues ondoyées où les oiseaux marins et les grands migrateurs ressemblent aux anges, esquissent merveilleusement les contours d'un seul et même Ciel que l'on reconnait à l'unique regard, au jour d'une rencontre. Un hymne à la nature, une ode à la solennité se jouent là, dans cette arène sidérale qu'il me vaut parfois d'habiter, de sonder accoté au vol blanc de la liberté, de la vérité, de tout ce qui fut immensurablement don et souffrance, silences des vents lointains, des vents infinis
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1 ère Ecriture : le 10.07.2012
A mes Petits Enfants
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Puffin par testarella
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