NOIR ET BLANC ...
Sur ces trois clichés, la voile et la Planche sont noires et blanches d'où l'inspiration de ce petit texte de circonstance ; ah, l'écriture !...
Pour associer les moutons blancs de la mer aux roches parsemées du littoral resté vierge, intouchable, immuable ! Rendre aussi le tableau plus réaliste dans ce qu'il magnifie et souligne sans autre artifices que le sujet et la scène essentielle ... Côtoyer l'osmose, le silence bigame par les airs et la seule énergie des vents qui participent de cette genèse permanente et perpétuelle. Figer l'envol entre lumière et obscurité ; oiseau d'un instant en quête de grands espaces dénués de tout, jexulte. Ce Tout qui n'est qu'invites au départ, à la légèreté, à l'abandon d'un corps si lourd et que la rotation allège.
Et l'on souhaiterait que le vol durât le plus longtemps possible en pointant le Ciel, toujours plus près des étoiles qui scintillent les nuits d'encre ! Noir et blanc comme l'image sans âge, le passé, un souvenir, quelques rayons aussi de jeunesse qui s'en seraient allés, un rêve lointain...
J'en réfère au cinéma muet, à ces scènes inimitables et vénérables, immensément évocatrices qui fondèrent le septième Art actuel, pour toujours. Jeux d'ombres et de clartés à révéler d'un sujet à l'autre, voilà le secret de l'image trônant au-delà du réalisme parfois outrancier ou surfait de la couleur. Je ne suis pas photographe mais je regarde ces clichés autrement, d'un autre oeil, avec d'autres dispositions peut-être plus enclines à déceler le mystère des étendues azurées, à fouiller un peu plus les raisons, les mobiles de ces longues bordées tirées en mer les jours noirs et si blancs de tempête, au coeur des grains violemment contrastés et renversant de l'humble diversité
...




