MARINS ...
1855
Archipels foulés
Terres d'ex-îles
Déniées
Éclats de temps en pâtures
Ces boulets rouillés
Figent le champ
De la mémoire
Que le rang barré
Sépare encore et toujours
Au terme pathétique
Du voyage fatal Ainsi de l'ultime réclusion
Du naufrage
Légendaire et terrible
D'un vaisseau ivre
Lointainement guerrier
Tellement armé et puissant
La mer n'aime pas
Le sang et les bavures
Gardienne aux vantaux
De l'éternel de la Destinée
Et demeurent sur une île criblée de blocs hiératiques
Deux vagues enceintes
Deux tragiques empreintes
Vues du Ciel
Parsemées Des pierres
Alignées par la foi redoublant d'ardeurs
Quatre murs quelques croix
Pour tant d'âmes que le chant
Des oiseaux rappelle
Obstinément en criant
Mais où êtes-vous matelots
Mousses Marins et Soldats
Qui pérites ravis
Et broyés par les brisants
Les larmes du Ciel
Auront abrégé vos tourments
Je ne vois là que l'ombre
De l'ordre brandissant
La fonte des gradés
Quand un peu plus loin
S'élève en clameur
L'effroi de la chair
A canon diluviée sans plus de noms
Pourquoi vous avoir ici
Pour l'éternité désunis
Quand les flots de vérités
Vous liaient les uns aux autres
Et la frégate se broie
Dans la tempête disloquant le Ponant
Effarante de blancheur
La mer a confié aux Écueils
Les pensées émouvantes
D'un regard sitôt englouti
Chaque printemps
Rassemble vos âmes profondément
En leurs profuses floraisons
Vous allez dans la paix l'harmonie
Ondoyées et pétrées
Toute souvenance alors
Se recueille
D'un bout à l'autre Du silence
De la Terre et du Ciel
MARIN
1ère Ecriture le 13.06.2013 - En cours - Aux Marins ! 1855 ... La guerre, toujours la Guerre et les mondes qui pleurent leurs rivages et leurs visages à jamais perdus, entre hasards et nécessités !








