LAISSE CE CORPS A L'ANCRE !...
Et si j'étais le Vent et Toi, la Vague
?
Laisse ce corps à l'ancre
Marin
Et si le décours est au chancre
Pèlerin
Il est d'autres confins
Le silence de la mer prélude à l' Essence
Légèretés
Diaphanes Évanescence
La pureté
Et l'amour louent en elle l'Immanence
Qu'importe le corps-mort
Marin
Quand le côtre ailé vers le dernier port
S'offre au chant du dauphin
Le vol immuable des Puffins
Et voilà que tes maux s'allégent
Marin
Aux mots que l'encre piège
Sitôt figés sitôt écrins
L'éternité t'aurait-elle étreint
Ne crains plus l'errance
Abyssale
Le tumulte létal
Des flots lui sera souvenance
Sillage perpétuel de cristal
_____________
Alors écoute Compagne les Autans le Marin
Au souffle qui comme l'espérance
Te porte l'humble quatrain
D'une âme en partance et que la mer panse
Elle lui suffit d'avoir aimé
Au seuil labile des destinées croisées
Une seule fois avoir caressé la foi
Pour planer et renaître en Toi
Serein Marin par les nues
Aux laisses des plus basses mers
Tu laisseras cette lourde mue
S'engraver comme le bois de fer
Mais il est des voiles au firmament
Qui dansent et qui esquissent
Une valse un pas de deux uniment
N'hanterais-tu pas déjà les abysses
Marin Tu auras tant sillonné la mer
Incisé les flots pour une intaille
Que les vagues révèlent Et tu entailles
L'ultime galbe de verre
Où brasille à jamais enclos un regard opalescent
!
Un Marin, parmi tant de Marins -
Ces pensées que la mer et le flot s'accordent pour vague rime, pour l'Orphelin(e ) face à l'Azur
!


