PANS D'UNIVERS ! ...
Un vent dominant règne sur ce finistère Corse ( Libecciu d'automne ). J'ai relevé ma bôme entraînant ainsi avec moi et avec davantage de levier, le gréement. Fort coup de vent établi, rafales à 10 Beaufort plus au large
Evoquer, entrevoir, rallier ici - bas quelques pans d'univers et de Voie Lactée
!
" L' OPARA MARINA "
que garde l'une des hydres schisteuses, acérée. Le Cerbère de l'antre marine aux maints échos de légendes
L'analogie, la gageure confinent au verbiage dithyrambique, à l'abus de langage enflé, j'en conviens !
Mais avouer sans ambage qu'il faille sur Terre revenir et se poser, contempler, s'assagir, comprendre afin d'aimer la Terre !
Enfin découvrir ce que Planète _ Bleue recèle pour embrasser un Dessein _ Univers dont nous procédons et sommes issus, inexorablement déstinés.
Roche métamorphique ; quelle métamorphose ! Une fresque éloquente, effigie, égérie minérale pour une Terre en révolte que réfugie ce finistère insulaire
Hubert REEVES
le confiait déjà, il y a des décennies avec une maestria inégalée ; Poussières d'Etoiles, vertiges ! Qu' aurions-nous d'autre à gagner en trouvant à des milliers d'années - lumières quelques traces du breuvage céleste, si celui-ci venait à manquer ici-bas !
Imaginons le scénario inverse, soit une Civilisation lointaine qui orbiterait un moment, le temps de quelques révolutions autour de Planète - Bleue. Quelle serait alors la stupeur et l'immense émotion de ces grands voyageurs de l'espace découvrant une planète habitée, abritant tant de mondes si divers et si beaux à la fois, un tel rayonnement de vies !
L'homme et la Science sont à recherche d'eau fossile, de tangibles exoplanètes et de mondes viables disséminés à travers notre galaxie. L'aventure fascine, passionne mais sachons, toute raison gardée, appréhender, aimer ce qu'il nous aura été donné de vivre, de traverser, de connaître.
Joyaux, écrins, splendeurs à portée de la main. Préservons et louons le numineux des atours de la rareté, des sidérales préciosités du règne du vivant et de ce Tout démiurge.
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FIGEMENTS _ MOUVEMENTS
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Synclinal, anticlinal fulgurent la mouvance de l'immensité, irradient la roche métamorphique sous les rais d'un soleil hivernal radieux. Le minéral en ses figements d'ère astrale va à la semblance du large que la tempête révèle. Longueur d'onde, scande enivrante. Les horizons fuient, s'abîment vers la mer de Ligurie ! Fulgurations de l'instant... Je reviendrai.
Probabilité d'une Île que je visite lointainement en rêve et qui me manque, déjà. L'opportunité d'un rendez-vous s'amenuise, se précise ! Le voyage continue, humblement, en eau profonde, solitaire.
Un îlot, un chant, un amer Giraglia dans le regard ! Remembrance ... Et ainsi, s'en allant sous le vent, droit vers les meurtrières des gardiennes du temple, d'un finistère que comblent les vents dominants ...
Des houles de montagnes et de collines plongent dans l'azur, m' emmènent et m'emportent au coeur du souffle traversier de la passe.
Le Grand bleu ; guise d'espace... Il y flotte quelques petites planètes aux " quarante trois couchers de soleil ". Poème d'innocence !
Une Île et son étrave fendent la lame ; le schiste vert figurent l'onde et la vague. Métamorphose, imaginaire, illusion, mirage ! Je ne me suis jamais autant senti de passage, si léger et si perméable.
Kallistê, ou la ronde des saisons et des lunaisons vire à l'unisson du chant de la mer.
Qu'on le veuille ou non, décliner, tout en tendant vers ces infimes pans d'Univers, d'éternité
!
Rallier le tempo de la longue houle qui élonge un trait de côte rare ; camaïeux et moire intégrent les champs élyséens, l'essence d'un Solo !
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- MARIN -
Splendeurs, la mer, le rivage, une Île
1 ère Ecriture le 11 Septembre 2021
VERTIGES _ APPEL _ LONGUE DISTANCE
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