POUR TOUS LES ENFANTS ! ...
Au coeur de l'essaim
Une histoire pour les enfants, les petits et les grands, celles et ceux qui n'auront jamais rompu avec la candeur et les joies de la Terre de Giono, des garrigues de Pagnol, des madeleines de Proust, de cet " Homme qui plantait des arbres " et qui ressuscita les sources, les racines du ciel...
Une pensée au petit Prince qui posait à l'aviateur, au milieu du Sahara, tant de questions et, pour causes...
Un rappel de ce que fut le Paradis des Oiseaux raconté par Axel Munthe, vers les Îles Ischia - Capri, un ouvrage que l'on oublie plus jamais. Vers la " Légende Personnelle " de toute vie voulant vivre parmi les autres vies
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Merveilleux petit essaim qui ne se détourna pas à mon approche ; vibration commune
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Une fenêtre de vol ouverte sur la belle azurée, un Octobre profond et lumineux irradiant comme une promesse de migration que tient le fascinant Peuple Migrateur. Le Peuple des oiseaux que l'on aura tant chanté depuis nos choeurs polyphoniques et qui se meurt, fauché par des bales d'une autre nature ...
A ces pigeons voyageurs, aux beaux et grands Ramiers qui traversèrent mon champ de cristal lors de l'une de mes échappées très solitaires. J'entendis battre et claquer maints duo d'ailes à mes côtés, allant à l'unisson d'un coeur épris de foi et du grand Tout.
Je sus que cette île, la montagne dans la mer, leur était terre de provendes. Une halte, une escale sur la longue route de la transhumance millénaire. Au gré de longues marches en montagne, nombreux auront surpris mes rêveries solitaires en s'échappant du chêne vénérable, de la dense frondaison, de la ramée qui bruissait à la brise de vallée. Solitaires ou en couple, ils consacrent la sérénité, le perpétuel retour et le renouveau. Emouvant viatique des saisons et des lunaisons qui nous convient au grand et mystérieux voyage.
Apparition, rencontre, retrouvaille en mer. Je ne pus espérer plus haut et plus fort sentiment de liberté. Ainsi en est-il de mes nombreuses bordées partagées avec le Puffin Cendré, les jours de coups de vent.
L'oiseau est lourd et dense, donne fortement de l'aile et se propopulse sûrement. La gravité le rappelle aussitôt, après un élan prolongé, puis il reprend inexorablement cette palpitation aérienne au-dessus des flots, tout en maintenant un vol bas.
Ils se suivent, se nombrent, s'attendent guidés par l'oiseau de tête qui les emmènent, après de longs mois d'absence, vers le même arbre, là-haut dans la montagne, sous le vent de et à flancs deversants, à la lisière des hauts pins et des chaos, de la forêt primaire et toujours vierge.
Je les ai un court moment suivis, accompagnés, regardés ; je fus inquiet, angoissé. Il ne fit aucun doute que l'engeance et la cruauté les attendaient sur la route d'un repos pourtant providentiel et vital. Il n'en fut guère ainsi ; l'Île, malgré elle, ne put respecter le pacte d'alliance et faillit à ses nobles desseins, à son hospitalité.
Ainsi, au terme du grand voyage, des hommes sciemment déployés et embusqués dans le maquis les attendirent, fusils chargés. Et quand passèrent les pigeons voyageurs, sitôt à la porté des armes reluisantes, les côteaux et les tombants du golfe répercutèrent l'écho des détonations et de la grande tuerie.
Je discernai la terreur de l'essaim au vol affolé et dispersé de ces petites créatures du bon dieu. Les Pigeons tentèrent de s'échapper, volant en tout sens, revenant au - dessus du peloton d'exécution, effrayés, vulnérables, acculés et voués à tournoyer et à mourir jusqu'au dernier sur leur Terre Promise.
J'eus comme un angoissant et redoutable sentiment de colère et de révolte. J'assistai au parjure et à la trahison du destin, de l'idée d'une Île que le poème et le chant ancestral pourtant élèvent si haut dans le Ciel...
Et maintenant, chaque année, je prie afin que les vents, la mémoire et la chance détournent l'essaim de tous les oiseaux migrateurs livrés à la curée et à l'atavisme primaires tenant en joue et au bout du canon et du fusil, l'heureuse allégorie à la délivrance des âmes.
Je voguai, je naviguai par une claire après - midi du mois d'octobre vers l'étrave des terres et des caps insulaires. Une volée chaleureuse de pèlerins me donna l'accolade sans la moindre crainte et salua la probabilité d'une âme à la mer semblable à la leur
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- MARIN -
Rencontre avec nos Compagnons d'Aventure
1 ère Ecriture le 28 Septembre 2021
2 ème Ecriture le 29 Septembre 2021 - En cours -
à la veille d'autres carnages, afin de détourner tous les nobles et beaux ramiers de l'holocauste perpétré à l'encontre des êtres non humains
Levant, Corse, vent de terre et migration annuelle ; entre nos ailes, de beaux messages à la Mer
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