MON DERNIER SOLO ! ...
Une image embarquée - 4 K - Ci-dessous.
1 Clic sur toutes les photos = Grand Format HD
Malgré le fort zoom optique, le cadrage sur logiciel pour rapprocher le sujet, l'image demeure floue, imprécise, altérée. Il conviendrait d'user d'une plus forte focale et d'un zoom +++ puissant, x 120 Optique, par exemple... Le site de navigation se trouve entre 1000 et 1800 mètres des côtes environ, voir davantage. Une aire immense de hauts fonds distribue et forme différemment les vagues qui la ceinturent et qui se forment selon la force du vent et des conjonctions de houle ( Effets Combo ). Une volée de photos en totale immersion, prises de la côte, à main levée et au vent par " Emmila " ! Les navigations hivernales y sont redoutables. Au froid vif se mêle une mer démontée, rude, grosse, sans lumière le plus souvent, soient des conditions de navigation extrêmes
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"Je ne peux pas vivre longtemps avec les êtres. Il me faut un peu de solitude, la part d'éternité ".
Albert CAMUS
Un jour d'antan que l'automne sûrement et lentement ouvrageait.
La Tramuntana corse, les lumières qui déclinent et qui s'invitent, fidèles, cristallines tant est si bien que les flots virent à l'azuré - tyrrhénien. Comme s'il en eût été d'une mer d' encre à la fois dense, sombre et intensément lumineuse. Quelques nuages en ballon, en amont, courrent et regagnent les sommets Sud de l'Île de Corse. La Gallura est si proche, rayonne. D'innombrables moutons cavalcadent sous le vent, droit dans le faisceau ardent du soleil. Infatiguables nuées, foules des mers, les crêtes contournent les îlots pétrés du Détroit, des Bouches tandis que les plus hautes lames se brisent dans le silence lointain de somptueux panaches d'écumes.
Il est des conditions de temps à part qui, dès le premier regard sur site, donnent le tempo et la mesure de l'engagement. Rien ne doit ni ne saurait grever, assombrir le mental, ces dispositions particulières qui me poussent à regagner le bord, à gréer, à préparer et à vérifier la bonne option matérielle que je me fixe.
L'on pense toujours ne rien laisser au hasard, à la probable fortune de mer ! Tout semble prêt, accessible, jouable. Je n'oublie jamais la dimension et l'importance des probalités. Maigre viatique, une sorte de regain de confiance que je m'accorde face à la barre de vagues que je trouve sitôt sur ma route. Je n'ai de ressources que deux solutions :
Passer la large bande des vagues dont les pics s'écroulent et déroulent de droite à gauche et vis et versa. Négocier de grosses ondes qui déferlent plus au large, sur un très large front, soit la solution la plus engagée, la plus typée et caractéristique d'une session extrême
Ou bien, sous le vent du site, caper, naviguer au prés serré et ainsi rejoindre l'au-delà des vagues, la houle, les longues et profondes ondulations qui se forment au large, avant qu'elles ne poursuivent et ne se métamorphosent, en route vers l'apothéose.
A vrai dire, je me fie à la lecture des conditions de temps, au moment propice qui justifient l'un ou l'autre de ces choix fondamentaux. Eviter de se tromper, avoir et garder une bonne interprétation des paramètres de navigation, faire preuve d'opportunité et de réactivité ! La mise est conséquente. La barre lève parfois très haut et court sur une grande distance. Les rouleaux m'impressionnent, sont difficilement négociables dès lors qu'ils arrivent par le travers en fusant.
Chaque sortie diffère, présente un ensemble de paramètres très spécifiques. Quant à la poésie, aux tableaux des lieux, ils constituent et participent de la fresque insulaire et marine que les éléments mettent en synergie, en symbiose.
Ainsi de l'oiseau de mer, du Puffin Cendré, - compagnon des vents et des fortes mers -, du rare dauphin solitaire qui daigne se révéler aux mondes inconnus de la surface. Si l'impression de présence plane, la solitude et un certain silence règnent, s'imposent, en imposent lourdement.
Comment peupler ces limites, en animer, en réchauffer les horizons. Quels liens rechercher qui rapprochent un tant soit peu des terres et des rivages familiers ? Il est vrai que je navigue " dehors ", loin de la côte, au-dessus d'un vaste récif. Une guise d'atoll qui aurait été submergé dans les temps immémoriaux. Soit, il convient de donner un sens à ces longues échappées, à marier la beauté des lieux aux gestes précis, à la gestuelle harmonieuse qu'il convient d'engager, tel un dialogue fructueux...
Il est temps d'évoquer l'instant, ces longs moments passés en étroite communion avec les éléments, le doute qui parfois s'installe et barre la voie à la plénitude tant recharchée. Au milieu des vagues, des camaïeux, survolant les hauts - fonds, je trace une route labyrinthique, au gré des pentes, de soudaines remontées des fonds, de la tutelle des vagues qui ceinturent le domaine. Je tente de ne pas faillir à la mouvance, au branle incessant de la Grande Bleu, à ses fulgurants albédo !
Un absolu chargé de vérité, de liberté ! Milieu inhospitalier et pourtant si chaleureux. La lumière, le soleil, l'azur et le minéral parfont pans et scènes d'un cirque, d'un théâtre antiques qu'il me semblé avoir déjà traversés ... Remembrance, souvenance commune, espace-temps que l'on aurait vécu au plus près de tout, du Tout !
Incessant ballet ! Bâbord, tribord amure vole mon aile et mon esquif, ma planche courbe. La vitesse est mon alliée, cette marge de manoeuvre quasi vitale qu'il me faut maintenir. De cette fabuleuse vire, plus léger, averti, prompt, s'ouvre alors à mes yeux le champ des ondes positives, immersives, disruptives quant aux cloaques et aux prisons que je vis sur Terre, malgré elle, tant trahie. En apesanteur, en esprit, seul, en quête de partage, je suis et deviens ce que le temps et les vastités accordent ici-bas, vers le bout de la route ; préludes à l'éternité
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- MARIN -
Solo Solos extrêmes / Récits
1 ère Ecriture le 22 Mars 2023
Alors que je me sens amoindri, durement blessé, que ces horizons peu à peu me distancent et me destinent à la fois - Foi
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