SECHERESSE / RETARDS - INADAPTATION ! ...

Depuis plus de 10 ans, nous alertons, évoquons quelques possibilités d'équipements adaptés à l'Île de Corse, outre le potentiel des barrages qui ne suffisent plus ! Réflexions. Il ne suffit plus en haut lieu de gérer la pénurie, de fermer les yeux, de crier aux restrictions. En amont, il y a toujours eu de solides opportunités ! Adaptation, prévoyance manquent cruellement à l'appel des politiques publiques corses et continentales. En attendant, les eaux de pluies filent massivement vers la mer. On estime à plusieurs milliards de M3 les quantités d'eau " normalement " acheminées par tous les cours d'eau du " Chateau d'Eau " de la Méditerranée
Restrictions et cortège d'amendes : ça, " ils " savent y faire et vite
!!!
L'on ne fera pas pleuvoir. Si l'énergie hydro-électrique se positionne dans le trio de tête des énergies renouvelables, durables : il faut de l'eau, en abondance et en saison ... C'est là un fait. Quant à toutes les réserves du monde, elles ne sauraient venir en aide aux millions de KM2 de terres, de monts, de plaines boisées, de territoires et de reliefs naturellement drainés et irrigués dans le temps.
Ce préalable établi, afin de situer l'infinie petitesse de l'homme et de ses technologies face aux grands déséquilibres que les chefs, les dirigeants, les politiques désastreuses initient et génèrent tout azimut.
Nous prévoyons ces situations il y a déjà 10 années, n'ayant de cesse d'alerter, de prévenir, de contribuer à des articles édifiants relatifs à l'hydrologie, du moins pour ce qui concerne les grands principes de collectes, de redistributions, de réserves des eaux de pluie.
EN PLAINES
Les méga - bassines se justifieraient si toutefois elles étaient conçues afin de retenir des eaux de pluies automnales et hivernales collectées en amont, celles qui le plus souvent filent à la mer via le réseau naturel des cours d'eau ( un gigantesque gaspillage ). Des structures viables parfaitement intégrées dès lors que les nappes phréatiques et tous les acquifères locaux ne soient pas prélevés, ni diminués. C'est là une évidence ! Sachons garder le sens de la mesure ( surface et intégration des retenues ) ...
Devenir ainsi et en toutes régions autonomes quant aux besoins des cultures, des vergers, des nutriments animaliers, tout en préservant le potentiel des eaux souterraines, en choisissant des plants moins gourmands en eau.
Quant aux communes et aux regroupements de communes, selon la géographie, la topographie, les reliefs, les bassins de populations, il existe de nombreuses solutions en mesure d'anticiper, de prévenir, d'éviter le pire, d'assurer la pérennité des acquis en situations de bouleversements climatiques.
A ce sujet, les barrages ne suffisent plus, n'assument plus la très forte demande ( estivale ) ! Et d'autre part, qu'elle que soit leur capacité, il ne peuvent desservir un territoire de montagnes aux communes disséminées ( distance ) et réparties ( Altitude ), trop éloignées les unes des autres, séparées par des obstacles d'envergure, insurmontables
Il est consternant de regarder, de voir des dizaines de millions de M3 d'eau qui filent et qui se jettent à la mer, entre les mois de novembre et de janvier ( de nos jours, notamment ), en zones littorales de surcroît, là même où nous trouvons les plus fortes concentrations humaines, des complexes agricoles en situations de très fortes tensions, surtentions estivales, soit : un non sens ! Ajoutons que la tendance étant à un régime de précipitations sporadiques, très temporaires, parfois denses et brutales, sans réelles pénétrations dans les sols. Nos saisons s'avèrent moins généreuses dans la durée.
L'état des lieux révéle des méga - structures, certes efficaces, indispensables mais totalement inadaptées au regard des spécificités climatiques et de terrains actuelles, en cours d'évolutions. Un tout autre dispositif viendrait donc en soutien, en renfort à l'existant, plus léger, plus rapide à mettre en place, voire connecté en réseau ( partiel - total - temporaire ), au regard de l'urgence...
S'il reste impossible de lutter partout contre des sécheresses récurrentes, de plus en plus précoces et longues, intenses, force est de constater qu'il importe de se rapprocher de chaque îlot de vie rural, de moyenne montagne, afin de constituer un second maillage de proximité quant à la desserte en eau agricole mais également potable ( eau de pluie ) et unité de traitement ( Eau potable ).
En quelque sorte, mettre en synergies les moyens de proximité assurant une totale autonomie en eau, dans un premier temps, sachant qu'il reste possible ( deuxième volet d'un projet hydraulique insulaire d'envergure ), de relier ces points d'eau, à répartir aux abords immédiats des communes, des bourgs, des villages, des hameaux.
QUELLE EN SERAIT LA NATURE
Il s'agirait de structures intégrées, adaptées aux besoins locaux, en capacités de retenir les eaux captées en amont, ( temporairement - momentanément, ), en marge des cours d'eau principaux et non attenants, ( soit des captages durablement et écologiquement maîtrisés, contrôlés ). Soit ces eaux de pluies perdues, allant d'emblée à la mer, inutilisées, sachant que toute dérivation doit se faire en fonction des apports annuels avals, garants des grands équilibres arborés des vallées, des plaines alluviales, etc ! ...
Les études restent du ressort des géologues - hydrologues. A ce niveau de tensions, d'alertes, d'urgences, on ne demeure pas les bras croisés, on ne brandit pas l'apocalypse de la sécheresse, on agit et vite, sur le terrain, en partant du hameau et en remontant vers les villes.
Faire évoluer tous les paramètres qui pourraient influer à la fois sur la sobriété et sur le quantitatif, le % des apports annuels sur lesquels l'on peut compter et surtout exploiter. Les écarts sont actuellement colossaux, trop de pertes ! ANTICIPER ...
Cohérence de la méthode de projet et non co- errance. Les politiques ont du souci à se faire. Le climat Corse ne sera pas tendre ni généreux ... Nous allons souffrir. Si l'évolution des précipitations ne vire plus vers les normales de saison, nous courrons à la catastrophe estivale.
Voilà plus de 10 ANS que ne laissons, ne cessons d'alerter les politiques sur ce qui advient et se profile aujourd'hui ; rien y fait, on campe sur un ensemble de barrages très utiles, certes, mais qui n'en demeure pas moins un acquis dépassé, inadapté, manquant d'une totale adaptation face aux dérèglements qui nous impactent.
A SUIVRE
NB
Ceci n'étant qu'une contribution, sans valence polémique ! Un point de vue logique, cohérent, soucieux d'adaptabilité et de mesure. Il ne suffit pas de brandir le procès verbal, l'interdiction, la hausse des prix de l'eau. Allons à l'essentiel, récupérons et sachons garder, retenir, une infime partie de cette eau précieuse qui abonde le château d'eau dans la Méditerranée. Nous n'en manquerions plus, pourrions également arborer, aménager les entoures de nos hameaux, villages, communes et villes plus aisément et durablement.
Ajouter que ces équipements totalement intégrés, dissumulés, ne constituent en rien quelque atteintes à l'environnement, bien au contraire. Question d'imagination et de goût.
- CORSICA...GO56 -
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Le 22 Fevrier 2023

