SÉCHERESSE / A L ' EVIDENCE ! ...
ON NE PEUT PAS TOUT AVOIR ET TOUT CUMULER !!! Accaparements, dévastations et pollutions des sols, des grands espaces, appauvrissement de la Nature et bouleversement des grands équilibres, la perte évidente de nos ressources naturelles et des capacités de régénérescences, une fréquentation des espaces exponentielle, démesurée, hautement polluante, des structures inadaptées sources de pollutions majeures, un trafic tentaculaire, bétonisation à outrance, surchauffes urbaines, etc ! ...
CONTRIBUTIONS
ÉTATS DES LIEUX
Si nous avions dû considérer la justesse des prévisions Météo - France concernant les précipitations pour l'Île de Corse, cette année 2025, nos barrages seraient déjà et en partie remplis !
Observons le barrage de U Spidali, en cette fin de mois de novembre : VIDE ! Une catastrophe en perspective, rehaussé ou non
!
Nous l'avions prévu, envisagé les causes depuis des mois, au printemps, déjà, lorsque la " physionomie " et le type de météorologie - climatique donnaient des signes alarmants, les indices d'une raréfaction des pluies, d'un déséquilibre aggravé du régime des pluies...
Nous avons insité, prévenu, alerté, depuis des années, plus d'une décennie, sur les très fortes probabilités en mesure de conduire à de telles situations de stress résultant d'un bouleversemment climatique aux réactions en chaînes ( Boucles de rétroactions positives ).
Le constat est préoccupant. Nous savons très bien que ce type d'échéance sera de plus en plus tardive, reculée dans la saison automnale, avant que ne s'instaurent et prévalent des périodes de sécheresse longues, fréquentes, à l'instar des canicules terrestres et marines précoces, généralisées.
PRÉCIPITATIONS
LES CARACTÉRISTIQUES
LA NOUVELLE DONNE
Tous les phénomènes et les effets d'un dérèglement climatique majeur sont réunis, en constante évolution et accumulation qui, de la mer aux territoires, affectentr les grands équilibres et interfèrent.
Les hommes et la technologie n'y pourront plus rien ! C'est ainsi et, force est de constater que les politiques et les grands organismes de gestion de l'eau ont pris un retard considérable.
En effet, à quoi serviraient l'unique solution des rehausses de barrages si ceux - ci ne sont plus abreuvés comme nous le voyons actuellement sur un certain nombre de structures.
L'augmentation spectaculaire de la fréquentation estivale et hors saison confine aux contantes des ratios volumes d'eau / rehausses des barrages, voire même des situations à venir très largement déficitaires. L'on ne peut miser sur des acquis aujourd'hui totalements inadaptés, dépassés par les évènements climatiques en cours, croissants, d'une précocité inattendue
...
Se poser donc les justes questions lorsque nous assistons partout à l'assèchement des rus, ruisseaux, torrents, des bassins de distributions naturels ( eaux fluviales, notamment et ruissellement ) qui auront toujours participé au remplissage des barrages, outre les captages !
Sources, nappes, aquifères deviennent des variables non ajustables, péricliteront au diapason de l'apauvrissement, de l'acuitisation des conditions méditerranéennes.
ÉVOLUTIONS DES PRÉCIPITATIONS
En marge des hausses notables, durables et très importantes des températures qui durcissent et assèchent les sols en profondeur, notons une évolution des paramètres de la pluviométrie insulaire :
Raréfaction spectaculaire des épisodes ! Mais surtout :
les quantités tombées ne sont plus révélatrices car assujetties à de nouveaux ratios durée / quantités ; en effet, il pleut pleuvoir très intensément sur de courtes durées, ce qui occasionne des pertes considérables qu'entraînent les modifications des sols, l'affaiblissement des coefficients de pénétration dans les terres, les crues soudaines non pourvoyeuses de réserves sur le moyen et long terme ( ruissellements, ravinements plus importants allant à la mer ).
Ces précipitations souvent très ponctuelles, très localisées ne génèrent plus assez de volumes retenus au final, d'où l'état actuel des barrages soumis concomitament à de très forts indices d'évaporation.
D'autre part, le secteur des flux semble avoir été modifié, installant dorénavant une circulation Sud - Nord qui délaisse une bonne partie du temps la Corse, d'où de vastes zones laissées pour compte par les pluies plus abondantes en mer.
En effet, les pluies orageuses rajoutent à la cyclogénèse locale qui affecte inégalement les terres insulaires, ( conséquences de l'élévation des températures de la mer )
La situation est dramatique car le réseau insulaire dépend en majorité de ces grosses unités - des barrages - qui conditionnent et pilotent un réseau hydrique plus que conséquent.
LA SITUATION N'EST PAS DÉFINITIVE
Il faut espérer un retour à la normale, bien que les semonces et les prémices d'une sécheresse majeure ne peuvent être à ce stade écartées !
Mais il est évident que la stratégie, l'aménagement des territoires reposant sur les seules capacités de barrages, fussent - ils rehaussés, pourraient ne plus suffire et étaler de longs mois consécutifs de sécheresse et de températures extrêmes.
S'il pleut à intervalles assez réguliers, les cumuls demeurent cependant insignifiants.
Allons au plus près des communes, des villages, des milieux de moyennes montagnes, des agriculteurs et tentons d'adapter l'offre à la nouvelle demande touristique insulaire, dans des conditions climatiques sévères, dans l'urgence, dans le souci d'une préservation de la qualité de vie.
Un pari quasiment insensé si les tendances se confirment, car nous perdrions un cadre de vie exceptionnel, boisé, nos étages de montagne, nos sources, nos nombreux aquifères ...
LES RETENUES COLLINAIRES AU SECOURS DES MANQUES MAJEURS
Elles existent déjà, autour des communes, des fermes et ensembles agricoles, en France et ailleurs en Europe ! Pourvues en eaux pluviales et de ruissellements multiples, souvent naturelles, intégrées, mesurées, équipées et distribuées en réseaux allant jusqu'à la desserte de l' intercommunalité, avec opportunité de retenues collinaires à relier en usant des dénivelés, suivant les volumes stockés
!
Une solution d'avenir permettant de gérer les grosses crises, sans qu'il faille pour autant tomber dans l'ineptie et l'agression écologique des méga- bassines, bien loin de là
!
Nos terrtoires, Pieve et vallées, nos bassins versants, nos communes le permettent, nous avons toutes les ressources visant à l'installation judicieuse de telles retenues dont les volumes cadreront avec la demande et l'évolution du climat.
Trop d'eau part à la mer, se perd en ne remplissant plus les barrages conçus selon des spécificités pulviomètriques passées qui ne sont, hélas ! plus d'actualité, du moins actuellement...
S'adapter, prévoir, concevoir, gérer, faire face dès les premiers signes de crises hydriques !
A MÉDITER
RÉFLECHIR
Car mieux vaut tard que jamais, mieux vaut prévenir que guérir, mieux vaut s'attendre au pire
!
CORSICA ... GO56
Catégorie du Site
" INSULARITE AMNAGEMENT DU TERRITOIRE "
Le 30 Novembre 2025
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