ETUDE / VIVRE PRES DE LA MER ! ...
Confessions ! Portrait ! Destinée ... De passage, de force, là où tu ne veux pas déchoir ; cet exil que force l'institution aura eu un terrible et tragique coût !
UNE ETUDE REMARQUABLE
( En anglais )
https://www.nature.com/articles/s43247-023-00818-1
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J'aurai vécu 58 ans de ma courte vie au bord de la mer et de l'océan. Mais 9 années, - 108 mois -, manquent à l'appel, que j'aurai passés si loin des vastités marines et océanes, reclus dans quelques coins d'une région froide, aux brouillards givrants et persistants... Guise de pénéplaine qu'enchassent deux masifs hercyniens recouverts de forêts noires, des lacs blancs, du Nord au Sud. Certaines vallées ont enrigistrée des extrêmes de températures négatives dépassant les - 30 ° C.
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Et pourtant, afin de rester et espérer vivre près de l'azur, je me suis très tôt engagé vers des activités et des pratiques de pleine - nature vouées à la mer, à la voile, à la plongée sub-aquatique, aux sports dits extrêmes, dans leurs versions nautiques et scolaires.
Plusieurs fois diplômé d'état, j'arborais alors un cursus universitaire qui devait en principe me mettre à l'abri de l'exil, de la mutation liberticide, du déni de compétences multiples et pour lesquelles, en définitive, la tutelle et les structures de formation universitaires se seraient avérées efficientes.
En vain, malgré tout, de brillantes prestations, un solide classement, je devais m'éloigner des rivages de la Grande Bleue, de l'Océan, de la Manche pour finir dans l'extrême Nord - Est de l'Hexagone, muté, claquemuré, claque - muté pour neuf années là où je redoutais le plus la réclusion, l'anachronisme, le paradoxe vital engagés.
Des années de galères, de souffrances, de privations, de semonces sociales et de brisures familiales, une déstructuration programmée de la personnalité que l'isolement par éloignement et la solitude, le doute, la dépression engendrent, au-delà de tout, privé de la mer, de l'horizon, de la noria et du chant des vagues, de vent, de grains écumeux et d'oiseaux marins, de rochers, de varechs et de dunes ...
Il m'importe désormais de dire et relater cet orphelinat, ce manque à en crever de grands espaces azurés, d'ivresses incessantes que l'embrun, les vagues, l'iode et le sel accompagnent une vie durant à l'orée des vastes étendues.
Chacun de mes pas, en ville, à travers les Vosges et la Forêt Noire, en plaine d'Alsace, scandait l'onde et le ressac, l'horizon, le couchant enroché ; je ne vécus que pour quelques échappées nautiques estivales rendues possibles au terme d'un servage professionnel devenu insupportable.
Et lorsque le ciel virait au gris opaque des brouillards souillés de particules ferreuses, durant des semaines, alors il me semblait mourir à petit feu, me consumer, perdre mon âme, tant ce sevrage coûtait, m'obligeait, m'imposait le mode survie et ses faiblesses, ses carences, ses folies, le manque de lumière et de cieux étoilés.
Je reléguais, malgré moi et profondément, ce qui me fondait et justifiait un engagement " sans ne rien compter " : ces compétences durement et chèrement acquises afin de transmettre aux enfants les choses et les merveilles du monde du silence, de la mer et de ses rivages...
Je n'eus comme exutoire que les berges bétonnées de l'étang oblong de Plobshiem où se déversaient en amont les eaux de refroidissement de la centrale nucléaire de Fessenheim. Des poissons morts surlignaient, festonnaient les berges cimentées et abruptes du plan d'eau glauque et froid. Il y soufflait parfois un vent de secteur Sud - Ouest doux, sur des eaux glaciales ; j'osais élancer ma planche courbe sur les flots sales et emboués de la mare, de la flache d'Alsace
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Je me vis ici dépérir, angoisser au rythme de jours et de nuits identiques, interminables, plongé dans l'obscurité des tours et des ciels trop bas et lourds, pris dans le tournis d'un rond point stratégique ne laissant jamais de graviter, ou les vertiges d'un douzième étage forçant la chute !
Et quand venait le temps, la saison, l'époque de la délivrance, de la longue route, du solstice d'été qui m'ouvraient les portes du grand Sud, au-delà de la mer, sur l'Île de Corse, alors, tout un petit monde aussitôt renaissait, revivait, s'égayait au diapason de la lumière recouvrée, des mille repères jalonnant les bords de mer, les balcons sur l'azur qui nous ramenaient au village, près des racines et des jours insouciants ...
Tout évoquait la mer. De la montagne aux vastes plaines couvertes de maquis, des torrents aux pistes de terre menant à l'anse, à la crique, des chemins de randonnées aux plus hautes cimes plongeant leur regard panoramique vers les mers de l'Île de Corse jadis nommées et dont les vieux portulans gardent toujours le secret, à l'instar des Syrtes, de l'Egée, des grandes îles de la Grande Mer ...
Alors, certainement, je confirme les dire de cette étude, porte haut et fort les bienfaits de la mer et de l'océan, de l'eau des fleuves, des torents, des lacs si tant est que l'on ne les souille plus, qu'ils demeurent à toujours intégrés et non dévoyés. Mais la mer, l'océan restent inégalés, bienfaisants pour l'âme et le corps, leurs interactions permanentes et revigorées. Un bain de jouvence, une régénérescence, un pari sur le temps et l'avenir, l'intégrité de la personne et de ses fonctions vitales. Un elixir de vitalité, de motivation, de disposition : inlassablement recomposé.
Il devrait être donné à toutes et tous de vivre les bords de mer et de l'océan de façons équitables, durables ! Leur éloignement suppose une redistribution de l'alternance temps contraint et temps libre sur les douze mois de l'année, évitant ainsi les engorgements que l'on connaît, à torts institués et pérénnisés.
MARIN D'ANTAN
CRIS D'AVANT LA DELIVRANCE
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" MAL DE TERRE MAL AUX MONDES " - " LA MER " - " NATURE PROPOS ACTUELS "
Le 27 Avril 2025
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