OBSCURES MONITIONS !...
" Le mal du pays, c'est le pays que l'on quitte, la solastalgie, c'est le pays qui nous quitte. "
Baptiste MORIZOT
Ecrire à l'encre bleue me manque, cruellement ! Prose et poésie m'absentent pourtant car je gravite toutes les fois loin du verdict existentiel, des - illusions.
Au diapason d'une sédentarité inhabituelle, je subis la mise à distance et la privation forcenées des grands espaces que je sais en grandes souffrances. Voilà des semaines que je me terre et lis pour oublier ; un - conscient, solastalgique, sans illusion aucune, défait, il me faut évacuer les maux, à la source et, ne pas sombrer dans l'ennui, la passivité, la mer.ère de l'angoisse tueuse de saines passions, d'aventures pacifiques
!
Un contexte climatique alarmant aux indicateurs environnementaux et humains irréfragables m'affecte et m'afflige profondément. Je tente de ne rien rajouter aux causes d'un désordre et d'un chaos cependant validés et poursuivis en hautes sphères. Fuites en avant patentées, exacerbées, décisives, suicidaires.
La balance mondiale penche inexorablement et ne reviendra pas à l'équilibre subtil du dernier millénaire ; loi d'entropie, tropisme invincible obligent : anthropocène sévit, accule ; telle est la rançon, le tribut de la curée et de la gabegie mondialisées ! Gaïa interagit, nous échappe, sévit ...
Recouvrerais - je un jour ces élans de liberté perdus, cette clarté des Îles coiffées de nuages toupillant et attisant dans l'azur les feux cosmiques des ciels Ponant et Levant ?
Retrouverais - je seulement le merveilleux cycle de nos saisons, de nos lunaisons, de nos moissons enivrant antan l'aube et le couchant, l'aire qui vannait des chants immémoriaux
Garder, tenir la voie du sens, coudoyer l'essence sans jamais rompre au Pacte, à l'Alliance. Différer, attendre : patience dans l'azur et dans la nuit insomniaque à laquelle je me
confie ! je sens que Planète - Terre oeuvre, se prépare à l'alternance ultime ... Sentences de nous infligées, programmés et assistés que nous sommes et devenons. L'homme ne peut vaincre l'étant, la Création. Il entame et engage plus que jamais, au mépris de l'histoire et de l'évolution, le sursis, le credo d'un hypotétique progrès
?
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Avion en illimité: quand prendra-t-on vraiment en compte le coût carbone de nos voyages?
Le podcast "France 2050" nous aide à imaginer un futur où voler sera exceptionnel. En 2024, une compagnie aérienne propose l'inverse: des vols à volonté.
A la lumière de ce Lien, entrevoyons ce qui nous attend à très court terme ! ... 120 milles vols journaliers couvrent déjà les ciels de la Planète !
L'enfer sur Terre, à terme ... Accélérationnisme tout azimut ! L'homme ne s'adaptera que par le biais de ses excès
Si le " populo " exulte massivement en grillant huilé sur les plages étiques et bondées, insensible aux multiples dérives climatiques et planétaires,
s'il se complaît encore et toujours dans les milliers de kilomètres de bouchons saisonniers qui l'emporte vers la Grande Bleue, enjoint par l'état - patron de se soumettre et de filer droit, à sa guise, tel un vaste troupeau
j'ai, pour ma part, mal à ces mondes dévastés que la modernité et les ytavers de ses technocrates ravagent sans frein, aux profits de l'indifférence et de l'ingratitude serties d'ors et d'oseille, la devise d'une grille de Civilisation vouée à l'accélérationnisme, à la décadence puis, au déclin.
J'attends comme j'espère un improbable hiver. Seul l'équinoxe de décembre complait encore aux vastités, à quelques rivages ou crêtes sommitales dépeuplés où vaguer, vaquer harmonieusement ailé à l'unisson du sacré, des mondes vrais, en Esprit
!
La désinformation météo - climatique règne, s'impose. Les moyennes de températures faussent la donne et ne rendent absolument pas compte des points de ruptures impactant des dizaines de milliers de contrées, de sites, de lieux, de populations aujourd'hui en états de sévères tensions et cadres de vie.
L'on se désole du mauvais temps pluvieux qui persiste dans l'Hexagone. On clame le maintien virulent des fortes chaleurs dans le Sud, tandis qu'à la hauteur d'un continent l'eau manque, disparaît et l'incendie menace, dévaste, pollue...
A notre échelle, sur l'Île de Corse, pour ce qui est des températures diurnes, nous sommes par endroits à près de 8° / 10 ° C au-dessus des dites moyennes de saison, par rapport au dernier quart du XX siècle. Insupportable, invivable ! Sécheresses récurrentes, galopantes. Les statistiques enfument ...
Conclusions abusives, orientées, lorsque l'on comprend pourquoi nous vivons et traversons des situations de blocages anticycloniques aggravées, inammovibles, acuitisées par les migrations saisonnières massives et incontrôlées, une sur-activité planétaire destructrice.
L'atmosphère se fige. Elle ne vie plus, infiniment vide et sale, malodorante. L'horizon vire au vague souvenir que les particules et les brumes ocres troublent, sans aucune perspective de voyage sain. L'oiseau migre vers les hauteurs en espérant trouver quelques points d'une eau rare et croupie. Le sanglier traqué meurt de soif, les fourmis pullulent. Les températures grimpent alors que la durée du jour baisse vers l'automne ? Automne météo - logique ou calendaire ? Météo climatique ou redoutable " Cinquième Saison " ?
Certaines vallées, dont on vole en amont et à l'envi le filet d'eau des torrents survivants, périclitent, ne dévoilent plus que de longs et sinueux tumultes de pierres sèches surchauffant au soleil mordant des étés de plus en plus étendus dans l'espace - temps, virulents, mortifères.
L'incendie menace, la sécheresse oeuvre à petits pas et gagne du terrain, en durée.
Une situation qu'exacerbent autant de manquements et de mesures d'adapations inexistantes face aux bouleversements climatiques en marche !
Le phénomène devient mondial, s'amplifie, s'intensifie et bien présomptueux seraient celles et ceux qui augurent de valeurs et de données fiables pour 2050 _ 2100
!
Nous le disions, insistions, publions déjà, il y a plus de 10 ans : la Décennie 2020 _ 2030 marquera un tournant radical, un seuil irréversible, un champ de bascules destructeur.
Trop de semonces nous y mènent. Rien ne bouge du côté des décideurs, possédants, politiques, financiers d'affaires, tyrans et belligérants, grands patrons et industriels... Les élus obéissent et se couchent. Le diktat engage.
La manne est juteuse ! Haro sur les marchés et les collusions boursières écocidaires !
Le monde et ses logiques de productions tous azimuts s'arriment aux leviers et aux logiques de la quantophrénie systémique, au rendement, aux profits colossaux, aux pillages désastreux des ressources, à la dégradation de notre vaisseau Terre via la con - currence et la croissance effrénées, ce que l'on dénomme désormais les stratégies accélérationnistes débridées.
MARIN
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Le 25 Août 2024
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Changement climatique : les réseaux électriques ne tiennent pas le choc
Nulle part les réseaux électriques n'ont été conçus pour résister aux effets du réchauffement climatique. Les rendre plus résilients coûtera l'équivalent de cen...
Et ce n'est là que le début ! Les projections s'avèrent chaque année bien en deçà de la réalité aux effets galopants !


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