FRAGMENTS _ LE SOUFFLE ! ...
Solo hivernal ; la force 11 à 12 Beaufort y était longuement établie ! Au premier plan, la vague coudoie le mat... Point d'âme à la mer fumante. Émulsions, ivresses marines que l'encens des grands espaces occasionne ! Touche à l'Eau, touche à la Terre, touche à Dieu, dit le marin... Infinitude, tellement petit tant ce jour le golfe me parut immense. Un site, un temps fort propice à la divagation des âmes à la Mer !
FRAGMENTS
LE SOUFFLE
Perdre le fil des mots, le phrasé, la rime, au diapason de ces jours ventés qui se fondent dans la souvenance amère d'un mal de terre tenace, récurrent, contagieux...
Un mal qui rive et enchaîne à quai mais, qui ne soumet et ne parque jamais l'âme aux penchants et aux douces inclinations océaniques
!
Touche à la Terre, touche à Dieu, à la symphonie du vivant, à l'impermanence des silences et de la beauté que les vents traversent en hurlant, jusqu'au bout de la nuit.
Je n'en suis déjà plus. Je n'en puis plus. Le pacte a été rompu. Aurait - il un jour, une fois, existé, valu que l'on s'y penchât, avec amour et solennelle déférence
?
J'ai, pour reprendre le fil essentiel de la pensée d'un auteur - poète, si " Mal aux Mondes "
!
Je l'aurai autrement pansée, transcrite au pluriel, telle la diversité et la différence lentement et sciemment saccagées, de haut en bas...
Aux longs sillages qui rejoignent les racines du Ciel, aux vagues qui ressemblent aux nuages, aux voiles qui fabulent les ailes, les mirages, les métamorphoses, les mythes
!
Privé du cycle hiératique de l'eau, je décline et insidieusement péris si loin de nos attaches, de nos envolées fluides et érratiques.
Soliste et vagabond, des mers du Sud au solstice blanc et ses vents violents, sourcier des poésies bouquetières, je me hâte d'écrire
!
Ramener encore et toujours ces fragments d'horizons vagues et fleuris. Suis-je bien le fil - harmonique qui mène vers " l'Eau - Delà ", à nos précieux et mélodieux homophones
?
Mais que deviens - tu ? où vas - tu ? quelle est ta citadelle, le refuge que tu espères ?
Les maux qui s'entaient ici-bas ne te seraient - ils déjà plus de chemins, t'allégeant enfin du fardeau de durer, du faix de ces durées cupides et éphémères, résolument assassines
!
L'Amour est un Ange qui aurait inventé le monde tel qu'il nous fut livré.
Un plain - chant, un cantique, un psaume entonné des rivages de la béatitude et, les Béatitudes : en Oméga, en Christ
!
Mais il est désormais des ciels bleus délavés qui fondent la misère et la soif aux soleils mordants des dômes perdurables, poussièreux et fétides telles les décombres, les ruines de la guerre, de l'ignominie.
Les oasis s'assèchent et n'abritent plus le pèlerin. Trahiront - elles le chant des dunes, l'appel et le lointain écho des gueltas fossiles.
La méharée, la caravane demeurent, hauturières, élèvent à la semblance de la vérité du Désert, des hautes latitudes, de l'océan et de leurs vents violents, du souffle lustral des hamadas, de la Majâbat al - Koubra ( Tanezrouft ) où le passeur se ressource et revient, inexorablement, le pas chaloupé, à la pulvérulence des sables
***
Dans un monde décérébré, la vie, le vivant n'ont plus cours et périclitent !
Les enfants sont démembrés, encagés, violés et les mères tuées, assassinées, prises pour cibles.
Au nom du droit à se défendre, l'ignominie, la punition collective, la vengeance, sont reines obéissant aux dieux, à la solde de l'impunité et de l'indifférence collectives valant infectes cautions des magnats assis à la table des décideurs et des sempiternels rois
!
Georges NEMO
CORSICA ... GO56
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" FRAGMENTS "
Le 14 Octobre2026
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Les barres d'une mer sauvage, authentique, que le solo sublime à bord de la violente tempête ! Qu'importe le paraître quand de renaître tout seul des ailes de la bipolarité existentielle et du poème de la folie ! Un hiver, un jour, une date, la mer du Détroit et ses vagues de submersion ... 3.2 m2 - 60 litres Single Naish Wave board ...

