RENDEZ -VOUS ! ...
La manifestation tonitruante du silence ou du lien forcément brisé ! ... Le silence, c'est lorsqu'il n'y a plus aucune attache et cela vaut dans les deux sens, au port comme au large ... Un anneau, une attache suffisent au Lien : message à la mer !
Il y a tant de Solos dans une existence, aussi courte soit - elle ! Échos ...
" Les passions sont les causes qui font varier les hommes dans leurs jugements et suscitent la peine, le plaisir, comme la colère, la pitié ; et toutes les émotions de ce genre ainsi que leur contraire " .
Aristote
Rhétorique II - 1378a 19 - 22. )
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Je ne saurai vivre de Mondes parallèles, sans passerelle aucune, avec des oeillères comme le font malgré eux, hélas ! les chevaux dits de course, les êtres dressés pour la course
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CIEL - OCÉAN
Parmi les treize pleine lunes de l'année 2026, la prochaine lunaison sera lumineuse et déjà vernale. À la première fleur qui éclot dans le maquis et que je croise en chemin, je fais le voeu de rejoindre la mer et ses croissants de lune, dès le premier vent frais.
Printemps météorologique ! m'y redonnes - tu rendez - vous ? Je ne déclinerai pas ton invite, je te le promets ... Reviendrai - je, un peu plus vrai et plus profond qu'avant, ne pouvant peut - être plus attendre l'échéance calendaire ; est - ce là un signe tangible de rémission sur lequel je puis encore compter
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Comme une longue léthargie, une sévère apathie chronique, je n'aurai pu répondre, cet hiver, aux appels incessants de la Grande Mer, de Kallistê, de leurs vagues et de leurs vents bousculant pourtant la grisaille de ces jours et de ces semaines qui n'en finissaient plus de confisquer, de grimer la lumière solsticiale dont j'ai tant besoin, depuis les traumatismes que le grand Est, le givre et le brouillard nous infligèrent durant neuf longues années et que nous aurons traversés à l'entame d'une vie d'exil et de sombres et villes - viles galères
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C'est bien la première fois que je me distancie et m'absente ainsi de la mer, du grand bleu infusé d'étoiles, de nos solos vertigineux, de ces échappées lénifiantes et des pensées qu'elles génèrent en moi, dans les vagues lointains de mon âme et de la conscience d'être aux Mondes aujourd'hui ravagés, endeuillis, en larmes, que je ne peux ignorer en passant devant la glace.
Je vécus le sentiment terrible de rompre aux harmonies vitales, au sens thérapeutique de la Voie claire et des saines divagations, à l'orée des azurs éthérés, régénérents, sources insondables et inextinguibles de musique, de poésie et de futur apaisés
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Je n'ai guère eu recours au pathos sénile et n'en assumerai pas les affres du commun. Mais d'une véritable rupture avec ce qui me définit, me fonde, me pose en tant qu'être aux Mondes en sursis. Je ne cache point les affects qui sont les miens et qui côtoient, qui coudoient inévitablement la souffrance, la guerre, les massacres, les crimes, les crises impactant le Respect que l'on doit à la vie, à l'enfance, à la différence, à la diversité, aux réglements pacifiques des dérives que la Civilisation rencontre et connaît incessamment sans le moindre contrôle éthique de ses bourreaux et de ses assassins patentés.
Je sais et, faut - il le rappeler, que je navigue sur la mer des migrants et de l'Intranquillité, la plus vaste des étendues sépulcrales dans et autour de laquelle s'ébaudissent nonobstant des millions de personnes, en toutes saisons, malgré les appels déchirants de François depuis les hauts de la " Bonne Mère " et les rives baignées de soleil du golfe d'Aiacciu
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Passages à vide ou nument : écarts, mises à distance d'une certaine forme ou manifestation de l'égo sur l'autel du paraître et de la posture aisés ? Je ne saurais le dire, le conjuguer au présent pour le moment, mais il est certain que je suis de plus en plus disposé à prendre du recul, à laisser la pensée cheminer un peu plus haut vers ces vires qui me permettent de cueillir quelques brins de sagesse, en esprit, jamais apaisé, sans ressentiment aucun mais au fond de mon être, particulièrement déçu, peiné, affligé, défait par le cours des choses, si loin des métamorphoses.
Comment assister à l'abattage de l'arbre de Vie sans s'insurger, tout en laissant faire, muet, indifférent, dépossédé d'empathie, de compassion, de toute volonté radicale de changement. Participer à la sauvegarde des Mondes pour demain, la mémoire, compte plus que tout
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Il importe de surligner ces nouveaux capx où la mer s'ouvre graduellement et profondément en soi, non pour soi mais, à l'attention de ces horizons dont les nuées obscures submergent, interpellent, là et pendant que le commun se gave à l'envi des égotismes ampoulés, sursitaires, distants, jamais concernés et d'autant plus ravis qu'ils caracolent au hit parade du réseau, du microcosme, de la boucle de rétroaction positive que le courant et la dynamique " gavadistes " engendrent et entretiennent sans ambage ni retenue aucune, avec la rigueur et la métrique de l' ostentation
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Un point de vue saisi au vol des actualités, avec le recul de l'inaction après l'action dense et intense, en toute objectivité, en déplorant toutes finalités sources d'inaccomplissement et d'immaturité de circonstances, hélas ! érigés en vérités tracées.
L'écriture est là qui veille et ne juge point ! On n'écrit pas pour juger mais pour veiller aux grains sournois, insidieux qui faussent les rapports aux Mondes vrais et vitaux, authentiques, qui brisent tous les pactes, toutes les alliances ici - bas, tombées du Ciel ...
Et ainsi, oeuvrer à d'autres acceptions du futur et de l'avenir à réinventer, à la fois engagées et respectueuses du Grand Tout dont les Amérindiens, les Micronésiens, les Africains louaient les trésors avant que d'être génocidés, conquis, soumis, dénaturés, déculturés
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Au sacre de l'Équinoxe, je serai de nouveau là, plus perméable et plus sensible encore ! Je reviendrai, ne laissant plus jamais de clamer la splendeur revivifiante de tes étendues cristallines, de tracer des sillages d'écritures que d'aucuns n'ignorent pas d' ignorer à l'envi des jalousies partagées et des indifférences notoires cernées de silences assourdissants, criant et hurlant comme Edvard Munch
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J'ai toujours constaté et su que l'écriture dérangeait ! Ainsi de la plume des ailes libres volant en solo. Comme le silence vaut gages et aveux d'hypocrisie, de partis pris, de jugements de valeurs indéboulonnables ; il aurait même été d'or, de platine, enfin fait de tout ce qui sert et qui rapporte
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J'ai décidé, il y a bien longtemps, de ne jamais plus vivre près de moi mais, au-delà, aussi loin que me portaient les fenêtres de ciels ouvertes sur la Mer et ses multiples horizons, quels qu'ils fussent, afin de participer et d'interagir au diapason et à l'unisson des Mondes dévastés, meurtris, niés, soumis, génocidés, par - delà l'acception de règne, pour le Respect de la Vie cher à A. Shweitzer ( Humanisme et Mystique )
À la Voile Libre des âmes libres et rebelles ! Je reviens de la Musique, de la Poésie des ciels confondus ici - bas et qui auraient dû nous initier au Ciel, en Oméga, sur la seule Voie qui mène à la vie, à la résurrection, à la rencontre et à ses liens de paix et de prospérité durables
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Qui es - tu, tois qui des hauts de ton envol me regarde planer sur les flots, au Levant, emmenés que nous sommes, seuls à bord de la Tramuntana ? Rencontre, par les choeurs des solitudes hiémales. Tu es si loin et pourtant tellement majestueux, Grand Dauphin, solitaire de la grande Passe, aventurier des grands espaces de liberté inconditionnelle ! Marin, au grand Dauphin, à la fulgurance de l'instant vainquant tous les silences indigestes !
MARIN
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Le 22 Février 2026
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