UNE HEURE DE NAGE ! ...
Depuis le Grand Sud de l'Île de Corse, un lendemain de Coup de Vent de secteur Ouest à Ouest - Nord - Ouest, avec houle associée : le constat est alarmant, terrifiant, à plusieurs titres et, qui plus est, en Zone Réserve Internationale ... Mais la pollution, comme les boues - rouges ne connaissent pas de frontières !!!
PARC MARIN
RÉSERVE INTERNATIONALE DES BOUCHES DE BONIFACIO
04 Juillet 2026
C'est un fort coup de vent, Mistral et Tramontane, qui a précédé la rédaction de cet article. Un épisode venteux qui s'essouffle après avoir semé le chaos sur les fronts des méga-feux déclenchés puis survenus en Provence, Languedoc - Roussillon, dans l'Héraut et dans le Var, dans le couloir Rhodanien, en Occitanie. Quel désastre, un écocide majeur à l'échelle des régions, du pays. Le Portugal, l' Espagne basculent également
!
Il est 7 heures locales ; nous arrivons sur l'un des sites remarquables du grand Sud de l'Île de Corse ; nous sommes en zones Réserve Internationale des Bouches de Bonifacio ( Bunifazziu ) ...
Une houle résiduelle et bien amoindrie continue de brasser le sable des rivages, de lécher les rochers, les proches tombants. Je me prépare tout en évaluant les conditions de nage, ( avec masque et palmes ) et, m'élance, pour une bonne heure de natation sportive le long du trait de côte. De longs allers - retours durant lesquels je vais être confronté à un certain nombre de nuisances, d'observations consternantes, d'atteintes massives à l'environnement marin
!
Nous évitons l'euphémisme complaisant, journalistique ; allons droit au but
!
Nous ne sommes pas sous l'emprise de ces clichés euphorisants que les drones et les hélicoptères capturent et diffusent à grandes échelles sur tous les étals de l'Île et des agences de voyages.
En effet, le drone et ses images 4 - 8 - 16 K ne voient pas sous les flots s'épandre ces zones mortes marines d'avoir tant subi toutes les formes de prédations et de pollutions
:
Une mer trouble,
Des myriades de myriades de poisidonies affaiblies ont été arrachées par le mauvais temps, dérivent, jonchent les fonds, en état de décomposition avancée ;
Les méduses achèvent leur pérégrination avant de s'échouer outre leurs filaments redoutables qui surprennent et brûlent le corps ;
mais, surtout, je constate l'ampleur d'une soupe plastique ubiquiste qui a envahi la surface, les cinq à dix premiers centimètres d'eau de mer, dans la frange littorale des 25 à 50 mètres, à minima, dont une partie délinée déjà les formes du rivage, sur le sable ...
Chacun de mes cycles de bras écarte ces rejets, ces morceaux de matières plastiques dont certains, extrêmement petits, ont été déchiquetés par les ressacs, les hélices des bateaux.
déchets, particules douteuses, cordages effilochés, etc
...
Ce manque de visibilité ne me rassure pas du tout.
Je traverse des poches d'eau particulièrement chaudes ou légèrement plus tempérées. Aucune homogénéité, à l'instar des vents devenus tant irréguliers, inconsistants, moites et si chauds par intermittences ! Et les fonds tout proches accusent le coup. Les herbiers de posidonies qui antan abondaient, ondulaient, denses et si verts, peuplés de poissons de roches, ne sont plus ;
quelques touffes bigarées et majoritairement blanchies, sur la fin, surgissent çà et là et la roche, par dalles entières, se recouvre d'un revêtement monochrome, visqueux, ras, généralisé, au-dessus duquel rien ne bouge, ne semble vivre, tirer profit d'un habitat douteux, hybride, soumis à la surchauffe marine. Une prolifération quasi létale pour la biodiversité
!
Que faire, quoi entreprendre qui évincerait cette terrifiante source de pollution aux plastiques ? Comment nettoyer, filtrer la mer et ses vastités
?
Frapper très fort à la source des procédés de conditionnements et d'emballements de toute la production ? Il n'y a certes plus d'autres solutions ;
Agir à l'individuel, massivement, donner l'exemple, nettoyer quand on le peut, certes, ce serait déjà un grand pas de fait vers une prise de conscience éco - active et responsable. Mais la Mer est si grande et si profonde.
Tout cela m'afflige, m'attriste, me révolte
!
La production, la distribution, le commerce, le tourisme loin des miasmes qui sévissent sur la terre de Corse ont le vent en poupe et dérivent au diapason de la méga- soupe - plastique
Nous rappelons que nous sommes bien au coeur de la Réserve Internationale des Bouches de Bonifacio - Extrême - Sud de l'Île de Corse
!!!
À SUIVRE
Puisse l'Île de Corse tout entreprendre, prévoir et faire afin de prévenir les causes d'incendies et de pollutions marines aux plastiques, entre autres sources et causes de catastrophes et de rejets
!
CORSICA ... GO56
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Le 04 Juin 2026
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