MÉTÉO - FRANCE / ÉTAT - LE PARADOXE ! ...
2026 affichera des anomalies de températures marines hors normes, inédites, catastrophiques entre +++ 5 à +++ 7 / 8 ° C ! Effrayant ... ! De véritables incendies sous - marins contre lesquels il n'y a plus rien à faire... Un désastre, une conséquence directe de l'Ultra - Capitalisme sur l'état et le devenir de Planète - Terre : surproduction - émissions - pillages - rejets - pollutions majeurs - méga - incendies - démesure - irrepsonsabilité et déni connexes ! La messe est dite ...
EXTRAIT
" DU JOURNAL DES CANICULES "
ÎLE DE CORSE
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Un seul facteur impacterait tout un éco-système s'il venait à s'effondrer
!
- L'avènement des canicules, des vagues de chaleurs marines à répétitions, intenses ;
- L'acidification des eaux ;
Les perturbations de la Thermohalyne ;
La teneur baissière en Oxygène des eaux ;
Rejets et pollutions tout secteur dans leur diversité et dangerosité effroyables. Dont les soupes plastiques, les résidus de l'agriculture et de l'élevage intensifs ;
- Le réchauffement des cours d'eau dû à la sécheresse et aux canicules mais également aux rejets des Centrales et des usines
!
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7 heures du matin, ce Jeudi 16 Juillet 2026
Parc Marin des Bouches de Bonifacio ( Bunifaziu )
Au-dessus de la grande et belle chaîne de Cagna, je ne reconnais plus les bleus des ciels profonds que nous découvrions les matins, le siècle dernier, à la même époque. Le linéament des crêtes et des sommets semblaient découper l'azur afin que nous y vissions toujours plus loin, au-delà
!
Une masse d'air opaque, voilée, sans qu'aucun nuage de l'étage élevé participe à ce brouillage incessant, à cette paleur éteinte de lavis dégradé. Il ne s'agit point de brume de chaleur, de cette frange qui masque et grime le littoral dans les lointains, vers l'Île de Sardaigne mais, de quelque chose de pernicieux, qui angoisse et qui n'étonne plus ...
Comme si les causes de cette opacité trouvaient explication dans le fait que les sols eussent exhalé les volutes d'un trop plein de chaleurs extrêmes emmagasinées la veille, durant des semaines, d'une part et, d'autre part, que le parc automobile actuel, décuplé, déjà en mouvement, libérait cet air vicié, ces gaz à effet de serres qui envahissent la vallée, les littoraux, les premières centaines de mètres des flancs et des adrêts du massif montagneux. Des masses de GES qui ne trouveraient plus où s'échapper.
La plaine souffre de ces artères où circulent, et bouchonnent incessament des dizaines, des centaines de milliers de véhicules.
Nous roulons rarement ! Uniquement pour regrouper courses, achats et baignades matinales aux premières heures du jour, deux fois par semaine.
Arrivés sur site, l'air est suffocant. Les ressentis caracolent. La sudation survient dès les premiers mètres de marche. La mer est d'huile, lourde, affecte cette monochromie que nous lui connaissons habituellement pas.
L'humidité croissante de la masse d'air, les températures matinales déjà très élevées rajoutent à la sensation de mal- être, de quasi malaise
!
Nous entrons dans une eau vraiment très chaude, à plus de 28 degrés C, au bord. Nager s'avère d'emblée désagréable ; mais il me faut enchaîner ces longueurs, ces 1500 mètres de natation sportive, 3 nages ; paroles de médecin, souvenance de MNS font bon ménage
!
Palmes, masque de nage constituent mon équipement sommaire. Il suffit. Ce que je découvre me consterne, m'affecte profondément. Mon tracé épouse le croissant de lune de la dune. Nous sommes seuls. Notre compagnon, " Natcho ", s'ébat, court, se lance à l'eau, aboit, joue ... Rien de surprenant au regard de cet espace, de ce site immuable et tout aussi beau et attirant.
Une fresque de façade sans toutefois confiner au cliché, à la carte postale ! La protection et la préservation de ce site veillent à ne pas verser dans le lieux commun, la braderie ... Mais de tout ce qui est " caché ", qui relève du Monde du Silence
?
D'ordinaire, l'eau du matin est particulièrement claire, translucide et la visibilité porte loin. Les petits vents de terre y pourvoient, fidèlement.
Je nageais, je brassais tout en croisant sars et oblades. Dans le temps, je veux dire bien avant le siècle, l'ondulation lente et massive des herbiers de posidonies me donnaient le tournis tant ils étaient denses, hauts, d'un vert franc étonnant. Je m'arrêtais souvent pour y admirer ce ballet de poissons, ces poulpes qui y évoluaient en toute sérénité.
Un spectacle d'une infinie beauté, rassurant, qu'il me plaisait de retrouver toutes les fois, avec envie, motivation, un émerveillement qui couronnait le tout
MAIS
Aujourd'hui, en zones Réserves, que vois-je, quel est le constat d'une observation attentive et régulière ?
Une eau tiède et tout autant turbide ; la visibilité a tant diminué. Quant aux herbiers de posidonies : il ne sont plus que sombres flaques flasques et grisâtres tapissant le fond marin.
Je survolais un jour à la nage un champ de posidonies mortes de plus d'un kilomètre carré, à faible profondeur, là où en 1980, ondoyait l'un des plus beaux herbiers de la côte Sud - Ouest de l'Île de Corse
!
Je ne rencontre plus le moindre poisson, la moindre nacre, le moindre poulpe. Outre les canicules marines à répétitions, l'usage des tridents, les harpons, le pillage des oursins, auront en toute illégalité décimé la biodiversité du domaine. Les jours de houle, les soupes plastiques règnent, frangent le littoral, se mélangent au sable comme aux algues mortes qui s'échouent par milliers de mètres cubes sur les plages.
Nager tout en écartant les dernières posidonies arrachées à leurs substrats m'attriste, me consterne. Le mouillage forain atteint des proportions indécentes, inacceptables. On évalue les richesses et les capacités de ces puits de carbone actuellement dévastés
!
Je vis, je traverse, j'éprouve ce que l'on dénomme à justes titres : une véritable zone morte marine ; celles - ci se multiplient, s'étendent ; un désastre, une catastrophe, lorsque l'on connut, il y a plus de cinquante ans ces mêmes endroits ; écrins, joyaux naturels hautement authentiques, aux alentours peuplés, recouverts de genévriers et d'arbustes spécifiques du maquis littoral
!
Les canicules s'enchaînent, s'intensifient, se généralisent ;
Le rayonnement solaire se fait de plus ardent, pénétrant, surchauffe les sols, l'interface Terre - Mer si fragile ; dès 7 heure locale du matin ( soit 5 h à l'heure solaire ), marcher éprouve !
La canicule marine s'impose de plus en plus tôt, dure, encaisse les excès d'une inertie thermique alarmante ; des algues invasives et poisseuses prennent le dessus, asphyxient le reste de la flore marine ; les habitats se vident, disparaissent, la nourriture manque, les grands équilibres éco-systémiques périclitent ;
Et de surcroît, on y vient encore massacrer tout ce qui peut encore bouger, en toute impunité ;
On y lâche également, massivement, sans gêne aucune, dans une mer au bord de l'asphyxie, toutes les substances de la cosmétique en vogue et ultra - polluante pour achever le travail et venir à bout de l'empoisonnement irréversible ;
Les drones, les hélicoptères qui promènent le nanti, l'image 4 K - 8 K, rendront, hélas ! compte d'une tout autre réalité ... De quoi rameuter des millions de visiteurs en quête de cartes postales à retrouver, à visiter, à vivre sous le prisme de l'artifice, de l'abondance, de l'opulence, d'une destination surfaite dont on se garde bien d'évoquer le cours et l'évolution catastrophique d'un environnement naturel aussi fragile que beau, en sursis, livré aux dominantes de l'abandon et de la surfréquentation, des crises hydriques, des sécheresses récurrentes et généralisées, de la surpopulation
À QUI PROFITENT LES FAITS D'ÉCOCIDE
?
" Marine sur Galet " - Acrylique - Réalisation / Antoni Menu, pour Cristian, le 12 - 05 - 2026 _ A TUNARA !
Un geste, une attention, une pensée, qui me font chaud au coeur !
Merci, Toni
Cette évocation de la mer, une envolée au coeur des flots, lors d'un coup de vent printanier, - un Ponant -, en hiver, résume magistralement, telle une toile, ce que je vis si souvent, en Solo, dans le grand Sud de l'Île de Corse
!
Une " marine sur galet ", signée Toni, dont les réalisations figurent sur son espace Instagram,
ANTONI MENU
aussi variées, nombreuses et attachantes, surprenantes de réalisme.
Les dégradés, l'écume des moutons, ce bleu Vintilegni - a Tunara : intense et si lumineux
!
La perspective en 3 D sublime l'instant, fabule la rotondité de l'image Go - Pro et ! Tout y est, jusqu'aux proportions, aux détails qui dépeignent et situent le sujet au bord d'une pente magnifique, où se joue une glisse fascinante que le vent fort et une petite aile appellent ...
Un présent - ciel que l'on gardera au chevet, afin de le tenir dans les mains ; souvenirs à jamais palpables, à l'orée de l'harmonie Nature - Homme de nos jours tant menacée, impactée
!
CORSICA ... GO56
MARIN
Catégorie du Site
" MER ET PEINTURE "
Le 24 Juillet 2026
Photo / FB - Nom de son auteur en bas à droite ...! Splendide image qui prolonge un peu la - les pensées de l'Auteur ... Aux chemins de la beauté, voies d'alliances !
La terre est bleue comme une orange
Jamais une erreur les mots ne mentent pas
Ils ne vous donnent plus à chanter
Au tour des baisers de s'entendre
les fous et les amours
Elle a sa bouche d'alliance
Tous les secrets tous les sourires
Et quels vêtements d'indulgence
À la croire toute nue.
Les guêpes fleurissent vert
L'aube se passe autour du cou
Un collier de fenêtres
Des ailes couvrent les feuilles
Tu as toutes les joies solaires
Tout le soleil sur la terre
Sur les chemins de ta beauté.
!
Paul ÉLUARD
L' Amour de la Poésie
1929
!