" CAETANO " GRAND SUD CORSE ! ...
Une rencontre, un pas de deux, un azur dense et la danse, quelle danse ! ... Una Libecciata in Cap ' Corsu, solu, solu, u mese di maghju.
AU HASARD D 'UNE VAGUE
Il est des moments que l'on oublie jamais ! Non parce qu'ils rendraient exclusivement compte d'un défi, d'une épreuve, d'une confrontation au plus haut niveau d'une pratique physique et sportive, - j'en étais si loin et n'y aurais jamais prétendu -, mais,
d'une partition, d'une fusion à l'orée de l'harmonie, d'une rencontre, de la sphère mystique, hermétique, du merveilleux qu'un moment rare convie à l'intime de soi, d'une vie, d'un printemps, de la pleine Nature ...
Le Libecciu s'emballait à l'ouvert de la grande Passe ! La mer fumait, emportait à jamais le vent, le temps du large. A Giraglia, l'Île Verte, m'eût certainement ramené au temps des illustrés de Hergé et Gosciny ; mais encore ! Dans les mirages moutonneux, Capraïa, la plus éloignée des îles de l'archipel Toscan, fendait les flots telle l'étrave altière d'un majestueux voilier, toiles arrisées.
Je vécus une échappée solitaire là où je n'avais jamais encore vogué, volé, navigué. Tout ne fut donc que découverte, intuition, lecture, interprétation. Je ne m'appropriais rien, certes !
mais l'inconnu, l'au-delà des habitudes, l'incertitude me livraient avec intensité ce goût et cette fascination de l'aventure.
__________________
Tout ce qui m'éveilla déjà, il y a 55 ans, aux grands espaces, au Gabon, de l'autre côté de l'Estuaire du Kango, vers Pointe Pongara et Gombé ... J'avais 16, 17, 18, 19 ans, 4 longues années 8 saisons des pluies et 8 saisons sèches d'une relation intense aux Mondes encore intouchés
!
L'Océan Atlantique, dont les longues houles oscillaient du Sud au Nord, franchissait la barre et la ligne de l'Équateur comme nous le faisions avec mon Ami, en pirogue, des côtes Sud de la Guinée Équatoriale jusqu'aux interminables rivages sablonneux, peuplés de grumes et de billes de bois que le Kango et l'Ogooué charriaient et abandonnaient aux marées, aux pêcheurs, aux tailleurs de pirogues, après avoir rompu les chaînes qui les liaient à leurs énormes radeaux de bois.
( Dans Souvenirs d'Enfance )
________________
En cette occasion, malgré un fort courant qui tirait au large, je choisis de m'ailer tout de bleu, de me fiancer à la Mer de Ligurie en optant pour cette voile très propulsive et ses dégradés azurés
!
Au fil des heures, la mer grossit. Les premières ondes d'une houle secrète arrivèrent, brisèrent sur de vastes dalles rocheuses, déroulèrent leur étincelante traîne blanche dans un poudroiement de ciels envoûtant. Je compris à quels points les fonds marins, les vents, leurs orientations et leurs incidences vis à vis des vagues qui rejoignanient la terre, comptaient, déterminaient le sens et les choix de la voile libre
!
Un instant rare que suspendit au vol une manoeuvre réussie, une relance fluide au beau milieu de nulle part, entre deux Îles, au bout de la Terre de Corse, à l'abri de tout regard.
Ivresse, féerie, splendeur de ces grandes étendues. Solitudes comblées de ces beautés que révèle en silence un printemps, le vent dominant qui souffle le plus fort en mer de Corse, en mer de Ligurie, en mer de Toscane : le Libecciu.
La veille, je me familiarisais longuement avec les vagues de Balagna ; une session qui dura jusqu'au soir. Et, c'est au terme d'un voyage nocturne, le long de la façade occidentale du Cap Corse, que j'atteignis l'extrême pointe Nord de l'Île, le petit village de Tollari, vers une heure du matin. Nous trouvâmes où passer la nuit, bercés par les rafales de vent et le chant constellé des lames brisant à la côte, illuminant par intermittences quelques tombants rocheux. Une puissante lentille balayait l'obscurité des lointains, par occultations ; faisceaux vitaux
...
Au petit matin, au réveil, un finistère à part enchantait ( comme une fin de la terre ) ! Mai irradiait. Le dessein sinueux, dentelé du Cap brasilliait. Le maquis coloré embaumait, ondulait au vent des hautes collines et des arrondis verdoyants et ras des côteaux soumis aux dévalements appuyés du vent
!
Le surlendemain, le troisième jour d'une magnifique virée au Nord de Kallistê, les conditions météorologiques sublimèrent un site d'exception, un terrain d'aventures éblouissant. Les vagues surgissaient par séries tant espacées en se détachant nettement sur l'horizon. Elles s'ouvraient et s'accordaient un espace aussi vaste que profond, longeaient le village de pêcheurs, venaient s'enrouler sur la haute dune que domine une tour gênoise dont le sel et les révolins semblaient avoir soudé la pierre emblématique du Cap.
Un Libecciu favorable nous plaçait de telles sortes que nous nous rencontrions toutes les fois que j'embarquais à bord de l'une d'entre elles. Je les entendais qui s'écroulaient en claquant lourdement, puissamment, loin devant ou dans mon dos. Puis elles roulaient, nappaient une mer ocellée, inlassablement brassée, mélangée, recomposée.
J'allais, au diapason des strates shisteuses, du métamorphisme de " l'Île Verte " que la houle soulignait. On eût dit la ligne de flottaison d'un navire, tantôt émergée, tantôt immergée, soumise à un imposant tangage.
De temps à autre, un mur d'eau s'élevait, partait à l'assaut de la forteresse minérale, se pulvérisait et se perdait en cascades d'écumes et d'embruns mêlés. Une Île jouait alors les bateaux ivres, allait sans gouverne, tombée dans l'électrification inexorable des mondes vrais. Les maîtres de Phare, les guides ne sont plus. Le rêve s'abîme. Le Libecciu et ses tourbillons de silence et de solitude nous parlent parfois de la longue veille, tout là-haut, aux confins de " Terre des Hommes "
!
Sous à GIRAGLIA - Cap Corse ! Cris, en 3.7 m2 +++ 75 Litres / Naish Single Waveboard, lors d'un puissant Solo, à bord d'un Libecciu automnal !... Cliché 02, un autre Solo, au mois de Mai, un Libecciu vernal et la Mer de Liguria en beauté prend de la vitesse et de la taille au fil des heures du jour ... Fabuleuses échappées ! Fanatique de Fanatic QUAD 87 Litres, une planche perdue en Mer, dans les Bouches de Bunifazziu, lors d'un Solo Hivernal ( Grande Passe de la Ciantarilla ). On imagine la taille et l'amplitude de l'onde sous le vent de " l'Île Verte " !
MARIN
Catégorie du Site
" AVENTURES WINDSURF " - " SOLOS EXTRÊMES "
CAIO
Images / " EMMILA "
Le 16 Juin 2026
!
/https%3A%2F%2Freporterre.net%2Flocal%2Fcache-gd2%2F54%2Ff93f016d103385b402b9f415aad346.jpg%3F1784128291)
Ces canaux provençaux vieux de cinq siècles rechargent les nappes et font vivre les paysans
Dans les Alpes-de-Haute-Provence, des réseaux de canaux gravitaires participent au maintien de l'humidité des sols et à la recharge des nappes phréatiques. Leur modèle de gestion, fondé sur l...
Un reportage excellent ! Tout est dit ... REPORTERRE SANS FRONTIÈRES ... Le Média qui s'impose plus que jamais !
ET CE SONT LES ANCIENS QUI NOUS DONNENT DES LEÇONS DE CHOSES
Que dire, déplorer, condamner au sujet de la gestion de l'eau qui sévit, des niveaux de la commune, des hameaux, des villages aux mégalopoles et de nos territoires aujourd'hui en souffrances, de l'agriculture à sec.
Terres dangereusement exposées à l'affaiblissement de tous les aquifères, au tarissement de nos cours d'eau souvent violés, sachant combien en amont la fonte et le recul des glaciers amoindrissent les volumes d'eau libérés depuis la nuit des temps, dans un équilibre saisonnier qui fut pourtant parfait, abondant, sûr
!
Quant aux structures du réseau hydraulique, que les ingénieurs se penchent sur les logiques et les savoirs faire ancestraux, du moins dans les campagnes ravagées par les besoins sans cesse croissants de l'agriculture intensive, de la monoculture - extensive ...
Quant aux types actuels de retenues d'eau, des barrages aux méga - bassines, ils sont à revoir, de fond en comble, à réévaluer !
Envisager des rehausses, certes, mais cela ne suffira pas quant à l'algorithme concomitant relatif aux rapports entre l'évaporation, l'accroissement exponentiels des besoins allant au diapason de la demande mais également des envolées des températures, des méga - sécheresses, des pertes actuelles d'eau considérables que l'état du réseau vétuste engendre mais plus encore,
d'un manquement majeur d'infrastructures en capacités de stocker les eaux de pluies excédentaires que les cours d'eau charrient vers la mer, l'océan, à pertes pour les territoires et les sols comme pour les besoins que les activités humaines requièrent de plus en plus ( Tourisme en Corse et ailleurs )
!
Nous sommes donc confrontés à un ensemble de boucles de rétroactions qui minimiseront les stratégies classiques de la gestion de l'eau, des capacités des réserves artificielles actuelles, du traitement sanitaire aux diverses formes d'exploitation et, cela, en toute saison
!
Les retenues collinaires intégrées, proportionnées, végétalisées, ombrées, ( éviter l'évaporation ), à la mesure des bassins de populations
( intercommunalité - hameaux et villages enclavés, de montagne, configurations géographiques spécifiques, réseau des cours d'eau, irrigation pérenne des terres, des territoires ),
seront bientôt de mises, incontournables, afin de traverser les printemps et les étés caniculaires, les sécheresses précoces, les pics de consommations
!
Des appoints en eau considérables, des recharges potentielles venant en complément des structures actuelles du réseau d'eau.
Pour ce qui concerne l'Île de Corse, un tel réseau de retenues collinaires étudiées, totalement et scientifiquement intégrées, localisées, mesurées lui offrirait d'excellentes perspectives d'usages et de " confort "
!
À SUIVRE
!
CORSICA ...GO56
Catégorie du Site
" INSULARITÉ URBANISME "
Le 30 Juillet 2026
Au cours de la 4 ème Canicule des printemps - été 2026
Alors que les demandes incessantes de restrictions de l'eau émanent des services de gestions des eaux...
Alors que la saison touristique s'affole depuis le 01 Mai de chaque année et dure au-delà du 15 octobre
À MÉDITER
!