2040 OU 17 ANNEES DE DESTRUCTIONS MASSIVES ...!
Lénifiant solo automnal, en route vers la grande Passe et ses îles. En arrière plan, les vagues radieuses des deux atolls sous - marins que gardent quelques écueils ... Solitudes de nous incomprises ! Qu'importe, ne sommes - nous pas ensemble, fusionnels ... Cris
Depuis mes ciels denses ! Le clavier compose et d'entre la fluence des ciels denses et les éthers, que de communion, de fusionnelles osmoses !...
_ Que je requiers instamment la prosopopée et invoque ainsi la prosodie de la mer que mes solos habitaient et accompagnaient antan. J'allais, ivre d'embruns, je croisais vers le Tournant, jusqu'aux archipels du vaste Déroit de Bunifazziu ( Bonifacio ), quelles que furent les conditions de temps, résolument seul.
_ T'en souvient - il, ô Mer immense
?
_ Au diapason des années qui passent, de la durée, si durement endurée, voilà que je m'éloigne de toi, que nous nous distançons. Nous absenterions - nous l'un de l'autre ? Non, je ne le pense pas. Tu es là, tu espères l'âme aventureuse qui poétisera et sublimera les fards d'une beauté sans pareille telle la voix pure solfie un plain - chant
!
La Mer : " Je t'entends, marin ! mais sache que tu es et deviens ce qui doit être, au fil de l'eau, comme la rivière coule sous les ponts à rebours de la souvenance, vers le silence abyssal de la mémoire commune. "
_ Je t'écoute, et je t'aime, ô mer ! Et combien me manques - tu ! Lorsque de rompre incompréhensiblement à la Lyre, à nos accords cristallins de harpe qui illuminent l'horizon dès les premières heures du jour.
_ Je reste à l'écoute de tes appels. Je n'en manque aucun mais je demeure, figé, transis, tant peiné de ne plus nous rejoindre.
_ Je ne sais ce qui me possède, ce qui s'est depuis brisé ! Te craindrais - je davantage alors que l'âge avance ? Redouterais - je la mort lente, par noyade ? Serais - je hanté par les brisants, tes abrupts, tes ressacs, tant d'écueils ? En manquerait - il que je ne connusse encore, depuis tant d'années de folles échappées en mer, loin de tout, livré que je fus si souvent à ton immensité, à l'infinité de tes vastités minérales, éthérées
?
La Mer : " Tu le sais, marin, " Ange - Puffin ", se languit de toi comme vous manquez aux jours initiatiques des coups de temps. Solitudes certes redoutées ! mais que de blancs silences, assourdissants parfois. Qui rapportera de nos folies la quintessence d'une danse, d'un ballet, d'une pantomime, ces pans d'azur vivifiants aussi beaux qu'audacieux
?
_ Je le sais, Mer ! Il est des tableaux, des fresques qui ne sauraient être celés, cachés ! Les peintres, les poètes l'auront toujours compris, entendu ainsi et retranscrit avec les doigts de l'âme...
_ Mais de l'immersion, de ce sibyllin voyage aux pays, comme aux ciels de la révélation ! Tout ce que Psyché doit à tes mirages, tes visages, tes chevelures oniriques que les vents coiffent et peignent à l'instar des ciels d'altitudes anonciateurs de tempêtes.
_ Je me serai tant perdu en toi, tant confié ! Nos solos furent si souvent bons pour moi, mes dérives, au plus profond de la réclusion et de mes suppliques insensées.
_ J'ai forcé les portes de l'au-delà puis, renoncé, faisant volte - face, in extremis, si près des ressacs et des rouleaux effrayants. À la merci de rivages submergés, des déferlantes vertigineuses, j'ai rebroussé chemin, remis le cap vers la petite mise à l'eau, là où le " Mal de Terre " lancine, obstine, claquemurre
...
_ Et pourtant, c'est au coeur de ton infinité lénifiante que vivre prit un tournant majeur, un peu plus près du Ciel, en route vers de salutaires amers.
_ Reviens - moi, Mer ! anime et peuple à nouveau mes nuits. Que mer - veille à l'intime de nos attentes ! Qu'à chaque réveil je sente battre mille fois l'écho de nos joies, les caresses ailées de notre ami : " Ange - Puffin " virevoltant au ras des lames, ouvrant en toi ma route ...
La Mer : " Je serai à nouveau là, marin, pour nous trois, malgré le grand âge qui s'annonce. Tes solos se mueront en de sublimes sessions d'écriture, de musique, ces évocations tant imagées qui nous ressemblent, nous rassemblent. En guise de sillages, des écrits et des notes, un Journal de Bord incommensurable dont je saisis à chaque page le fil d'ariane de tes pensées. "
La Mer: " Des pensées nées en mer, si claires et si vraies ! Mer de l'intranquillité, mer intérieure, mer lointaine, mer miséricordieuse, tant offerte à la Voie de la beauté et de nos longs silences partagés. "
_ Mer, me pardonneras - tu un jour d'avoir tant vieilli, tant failli aussi
!
MARIN
Catégorie du Site
" MARIN À TERRE "
" SOLOS EXTRÊMES "
Le 26 Octobre 2026
!